STATISTIQUES DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE DE L’ACAF

1989 - 2010

 

Mouvement d'Education Populaire, l'ACAF considère, depuis sa naissance en 1974, que l'éducation des enfants et des jeunes est l'affaire de TOUS : la famille, l'école, les institutions, les associations... : c'est la coéducation.

 

Mouvement d'éducateurs, l'ACAF recherche la collaboration de tous les partenaires qui fondent leurs actions sur des valeurs communes et qui contribuent à la construction de la citoyenneté.

 

Mouvement laïc, l'ACAF affirme sa volonté de former des cadres compétents, bénévoles ou professionnels, afin de répondre aux besoins et aux attentes grandissantes des collectivités locales soucieuses d'agir pour les enfants et les jeunes. A ce titre, la formation des volontaires comme celle des professionnels est un levier majeur pour la formation des hommes et des femmes du pays agissant dans le champ de l'éducation populaire.

 

Toujours en concertation avec les collectivités publiques concernées, l'ACAF a développé depuis 1989, à l'issue des évènements tragiques qu'avait connu le pays, 9 cursus de formation d'animateurs professionnels. L'accord de Nouméa en 1998, est venu conforter notre démarche de développement social et culturel en faveur d'une meilleure cohésion sociale et donc du « destin commun ».

Le dossier ci après est un point de situation complémentaire et mis à jour par rapport à celui que nous avions réalisé et diffusé en 2008. Il concerne 152 personnes, dont 4 sont décédées à ce jour.

 

Cette étude chiffrée ne porte que sur les stagiaires ayant suivi une formation qualifiante, il ne tient pas compte des formations continues d'acteurs sociaux organisées au fil des ans. Il ne tient pas non plus compte des formations du personnel d'éducation et de surveillance lancé depuis fin 2005 en partenariat avec le gouvernement de la Nelle Calédonie et le Vice rectorat. Ces formations continues, dans leur ensemble, concernent près de 350 stagiaires susceptibles aussi d'agir en terme de cohésion sociale.

Faute d'une vision globale de la situation et d'orientations politiques, l'ACAF est aujourd'hui dans l'attente d'initiatives qui lui permettraient de continuer à contribuer à la qualification des acteurs sociaux professionnels.

 

De part notre engagement régulier sur le terrain, nous savons que les collectivités publiques locales et les acteurs tant associatifs qu'individuels sont en attente de réponses à leurs besoins.

 

Ces statistiques sont présentées suivant quatre volets distincts :

 

1-      Les  stagiaires (qui sont-ils ? d’où viennent-ils ? etc.)

 

2-      La réussite (diplômé, non diplômé, abandon etc.)

 

3-      L’emploi (CDD, CDI, etc.)

 

4- Nos préconisations

 

 

 

LES STAGIAIRES

 

 

 

Les stagiaires sont issus des trois provinces et représentatifs des groupes culturels du pays. Nous remarquons une forte représentation de la communauté kanak avec 62 % de l’effectif des stagiaires.  

 

Ces 165 stagiaires, toutes formations confondues, se répartissent à raison de 55 % d’hommes et 45 % de femmes. Sur 165 stagiaires. 124 ont suivi une formation de niveau IV (BEATEP et BPJEPS) qui correspondait bien à une attente des collectivités locales.

 

Au cours des sélections, en partenariat avec les administration de la Nelle Calédonie, nous avons toujours privilégié la formation des personnes ayant un engagement et des expériences tant dans le champ professionnel que du volontariat associatif.

 

Pour nombre d’entre eux, s’engager dans une formation professionnelle impliquait une organisation personnelle de la vie familiale avec des impératifs de déplacement et d’hébergement.

  

-          Ces 165 stagiaires concernent 152 individus, 13 stagiaires ont fait plusieurs formations

 

-          La moyenne d’âge à l’entrée en formation est de 33 ans

 

-          Aujourd’hui, en 2010, la moyenne d’âge de ces 152 personnes est de 45 ans

 

-          Ce sont les personnes du  niveau III qui en 2010 ont la moyenne d’âge la plus forte (51 ans)

 

-          La moyenne d’âge des personnes ayant suivi une formation de niveau IV est de 43 ans en 2010

 

Préconisation

 

Compte tenu de la moyenne d’âge actuelle des stagiaires (entre 45 et 51 ans), il semble nécessaire que les structures d’éducation activent le repérage de nouveaux acteurs professionnels potentiels appelés à prendre la relève.

 

 

 

LA REUSSITE

 

 

-          80 % des stagiaires ont terminé la formation et obtenu un diplôme.

 

-          Sur les 74 femmes entrées en formation, 64 ont été diplômées

-          Sur les 91 d’hommes entrant en formation,  69 ont été diplômés

Les femmes ont un taux de réussite supérieur aux hommes.

 

-          Sur les 102 kanaks en formation, 82 ressortent diplômés (80 %)

-          Sur les 23 wallisiens / futuniens en formation,  19 ressortent diplômés (83 %)

-          Sur les 30 européens en formation, 23 ressortent diplômés (77 %)

Les Wallisiens et les kanak  ont le meilleur taux de réussite.

 

-          32 stagiaires sur 165 (19.4%) n’ont pas terminé et / ou obtenu de diplômes (soit 22 hommes et 10 femmes).  Ces 32 stagiaires se répartissent en deux groupes :

 

. 19 abandons en fin de formation, souvent pour la présentation d’un dossier final à soutenir, dont 10 en niveau III et 9 en niveau IV et V. Soit 59% des abandons.

. 13 abandons pour raison de force majeure, soit 41 % des abandons, souvent liés à la maladie, les problèmes économiques, les changements de situation familiale.

.  Le DEFA commencé en 1995 regroupe à lui seul 10 des abandons mais produit tout de même un taux de réussite de 40 % qui se situe dans la moyenne nationale française de ce cursus.

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Le taux global de réussite, 80 % pour l’ensemble des formations est, à notre sens, lié à plusieurs facteurs déterminants :

 

      le mode de recrutement privilégiant l’engagement et l’expérience de terrain ainsi que l’étroite collaboration avec les collectivités locales et     les services de la Nelle Calédonie (tournées des communes, repérage des stagiaires potentiels, ….)

      l’alternance (1 semaine / mois de regroupement théorique)

      l’accompagnement et le suivi des stagiaires sur le terrain

      la prise en compte d’un cursus scolaire incomplet.

 

 

Concernant les abandons en fin de délai, les stagiaires concernés n’ont pour la plupart pas réussi à rendre leurs écrits en temps voulu.

Le niveau d’exigence et la difficulté de concilier le travail et la maison sont des éléments à prendre en compte dans ces abandons. Cependant, nous avons aussi remarqué une certaine « nonchalance » de la part de certains stagiaires qui n’ont pas traduit une réelle motivation à terminer leur cursus de formation. En effet pour ces stagiaires, quelque soit le résultat final, leur statut professionnel en cours ne changeait pas.

 

Préconisation

 

Le mode de recrutement des stagiaires doit être conforté pour les futures formations.

L’organisme de formation devra continuer et renforcer le repérage et la formation du réseau d’accompagnateurs proche du terrain (tuteurs, conseillers techniques etc.).

 

 

L’EMPLOI

 

 

-          Parmi les 152 personnes ayant suivi une formation ACAF, 88.8 % ont un emploi (salarié, patenté …) et 4 sont décédées

 

-     58 % de ces personnes sont employées par des collectivités publiques : 24 % par les provinces, 25 % par les communes et 21 % par la Nelle Calédonie.

     

-     14 % par les enseignements privés

     

-      11 % par des associations

 

-          70 % des personnes ont un contrat à durée indéterminée (CDI) ou sont fonctionnaires

 

-          14 % sont en contrat à durée déterminée (CDD) parfois depuis fort longtemps.

 

-          53 % des stagiaires exercent en Province Sud, 29 % en Province Nord et 5 % en Province des Iles

 

-          54 % des personnes exercent une activité professionnelle dans le champ de l’éducation

 

-          40 % des stagiaires ont un emploi dans le domaine de l’animation,

 

-          16 % des stagiaires ont une mission d’administration et/ou de contrôle, 10 % d’animation sportive, 5 % d’éducation spécialisée.

 

-          Le champ géographique d’action est provincial pour 31 % de stagiaires, communal pour 23 % et à l’échelle du pays pour 21 %.

 

La majorité des stagiaires de la formation professionnelle agisse à l’heure actuelle dans la totalité des espaces d’éducation ou d’animation socio éducative et d’accueil (collège, internat, externat, temps libre, institutions etc.)

44 % des stagiaires ont une proximité directe et quotidienne avec le public enfant et / ou jeunes. 28.2 % exercent dans les établissements d’accueil ou d’hébergement (internats ou foyers), ces personnes ont en charge des enfants ou des jeunes une grande partie de l’année.

 

Préconisation

 

 

Le taux important d’occupation professionnelle génère aujourd’hui une situation où les collectivités publiques ou autres organismes sont à la recherche d’animateurs professionnels.

 

Il nous apparaît incontournable que de nouvelles formations professionnelles puissent être mises en œuvre rapidement.

 

 

Nos préconisations

 

 

 

Le taux important d’occupation professionnelle génère aujourd’hui une situation où les collectivités publiques ou autres organismes sont à la recherche d’animateurs professionnels.

 

Il nous apparaît incontournable que de nouvelles formations professionnelles puissent être mises en œuvre rapidement.

 

A ce titre, notre association soutient l’initiative de la DJS NC quant à la création d’un observatoire qui nous a été présenté lors d’une réunion en date du 17 juillet 2009 et dont la mission permettrait d’établir des perspectives à long terme. Cependant, nous proposons d’identifier dès à présent les attentes et besoins à courts termes afin d’y répondre au mieux et d’inscrire ensuite cela dans la stratégie de l’observatoire.

 

Il nous apparaîtrait intéressant, à moyen et long terme,  de travailler en complémentarité et en collaboration avec la Polynésie Française et avec le territoire de Wallis et Futuna.

En référence à notre connaissance du terrain, des dispositifs et des employeurs, nous pensons nécessaire d’envisager de répondre aux besoins majoritairement exprimés par les collectivités publiques :

 

Niveau 5, le développement des activités péri scolaires et de proximité dans les 4 communes de l’agglomération de Nouméa, (à voir aussi le développement de la zone VKP) nécessite la mise en place de formations d’animateurs de proximité (DAP). Nous nous interrogeons sur l’opportunité de former également les intervenants culturels au DAP plus adapté que le BPJEPS. Un aménagement du texte serait peut être nécessaire.

 

Niveau 4, Plusieurs collectivités publiques sont actuellement à la recherche de BPJEPS LTP et ne parviennent pas à en trouver. Par ailleurs plusieurs animateurs communaux agents de développement n’ont pas de formation professionnelle. Il nous parait nécessaire de mettre en place rapidement une formation.

 

Pour ces deux types de formation, nous pensons qu’il faut privilégier des formations de « généralistes polyvalents », type LTP, pour lesquels il nous faudrait monter des modules complémentaires spécialisés (UC). En effet, La taille des communes ne permet pas de multiplier les postes budgétaires d’animateurs.

 

Niveau 3, 18 candidats avaient été mis à niveau et sélectionnés officiellement en 2004 avec des financements du gouvernement et le soutien technique de la DJS NC en vue d’une formation DEFA. Cette formation n’a jamais vu le jour. Ces candidats font partie des 31 stagiaires que nous avons identifiés dans le présent document comme ayant une formation de niveau IV et exerçant des responsabilités de gestion de structures, gestion d'équipe ou de programme annuel voire pluriannuel.

 

Nous proposons, comme nous l’avons déjà fait dans le passé, de préfigurer l’observatoire en projet en faisant une tournée commune des collectivités concernées visant à formaliser les attentes de celles-ci.

 

Il nous apparaît indispensable de privilégier à l’entrée en formation les candidats ayant déjà une expérience de terrain soit au sein des associations soit auprès des collectivités publiques. Cette démarche s’appuyant sur l’expérience favorise l’approche et l’investissement auprès des publics enfants et jeunes concernés. Elle permet également de qualifier progressivement  les acteurs au fil du temps et de leur parcours.

 

La tendance à réduire la durée des formations professionnelles concernées à une année voire 9 mois,  ne correspond pas à notre sens au profil moyen des stagiaires dont la plus part souffre du déficit scolaire propre à la Nelle Calédonie. Il nous faut revoir ces dispositions.

 

Nous pensons souhaitable de continuer d’intégrer dans les formations professionnelles de niveau 4 les personnels de surveillance et d’éducation (internats) sachant qu’ils agissent aussi sur le temps libre des enfants et des jeunes. Ces derniers sont nombreux à fréquenter les internats.  

 

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